Vie communale


La rénovation du Bâtùt d’Ennous est presque terminée.
 

Composée de quatre villages, la commune de Saint-Juéry, outre un château que la plupart des historiens date du XIVème siècle, quatre églises et une multitude de croix anciennes, a le privilège de posséder un Bâtùt sur son territoire.

Localisé au bourg fortifié d’Ennous, qui selon la tradition orale remonte à une haute antiquité, ce Bâtùt est une des rares douves médiévales conservées en eau de l’Aveyron. Bien qu’il ne subsiste que peu d’éléments de son ancien système défensif, le village d’Ennous, de forme circulaire, renferme encore des bâtis de grès rouge remarquables : porte fortifiée, traces de fortification, maisons à colombages, croix anciennes, église Saint-Michel reconstruite en 1896, presbytère, oratoire…

Au début de l’année 2010, lors d’une réunion délocalisée à Ennous, la commission en charge des travaux communaux constate que les digues qui limitent le Bâtùt sur son côté intérieur sont partiellement effondrées. Dans son expertise, Monsieur Aussibal, architecte du PNR des Grands Causses, présent à la réunion, conclut "qu’une restauration est nécessaire pour conserver cet élément original et remarquable du patrimoine hydraulique de la commune de Saint-Juéry, du territoire du PNR et du département de l’Aveyron".

A l’automne 2011, la commune, en partenariat avec le Parc et "Maisons Paysannes de France" organise une première tranche de travaux dans le cadre d’un chantier de formation sur le thème "des soutènements drainants et des appareillages en délits". Dans cette partie de l’Aveyron méridional appelée par les géographes et les historiens du XIXème siècle : "les petites Cévennes", la technique de la pierre posée en délit a été très utilisée – comme dans les Cévennes orientales - pour la construction de terrasses, de quais, de chaussées, pour le soutènement de berges et de canaux… Cette technique augmente le drainage des sols soutenus tout en autobloquant les moellons entre eux. L’équipe des agents d’entretien de l’espace rural du Parc, quelques bénévoles et plusieurs artisans locaux spécialistes de la rénovation du patrimoine bâti ont pu bénéficier de cette formation.

 

Depuis la fin du mois de septembre, trois artisans maçons dont Monsieur Laurent Heliès de Coupiac et Monsieur Richard Lluesma de Combret, deux participants au chantier de formation de 2011, et Harold Van Lent (artisan bâtisseur de pierres sèches de Montlaur) sont en passe de terminer la restauration du Bâtùt d’Ennous. Pour des mesures de sécurité (à l’exception de la période estivale, moment de l’étiage des eaux pluviales, le niveau de l’eau dépasse en général deux mètres) avec l’aide technique et financière de la Communauté de Communes des 7 vallons, ce programme de rénovation est complété par la construction d’un garde corps de protection de 90 mètres le long de la voie communale. Pour les passionnés d’histoire, il peut être utile de préciser que le dernier prieur d’Ennous fut Jean-Louis Cœurveillé (1750 – 1829), neveu d’un archiprêtre de Vabres, chasseur réputé, maître d’école et poète de langue d’oc. En 1979, Jean Delmas, ancien directeur des archives de Rodez, a publié, à son sujet, un article au titre énigmatique : "Un poète de langue d’Oc inconnu".

 

Christian Font, Maire de Saint-Juéry, Président délégué du PNR des Grands Causses.



Groupe Jacinta's Zingers de Paris

Mardi 7 juillet 2015 à 21 heures à l'Eglise - Ancienne.

 

Une chorale qui a pour devise "LE YIDDISH AU CHOEUR". direction, harmonisation : Jacinta

 

La chorale se réunit au Cercle Bernard Lazare, Paris 3, au 10 de la rue Saint-Claude.

 

Interpréter à Cappella des chants en Yiddish et judéo-espagnols, telle est la vocation de la chorale dirigée par Jacinta. Avec une pédagogie différenciée et personnalisée, 3 groupes, 3 façons d'approcher le chant, ces mélodies réunissent des choristes de motivation et d'âge très divers, juifs et non juifs.  Lors des cours, les chansons sont présentées avec traduction et translittération. Il n'est pas nécessaire de lire la musique, de parler yiddish. Exceptionnellement, la chorale chante en d'autres langues (français, espagnol, grec...)

 

Par les chansons, jeunes et moins jeunes retrouvent l'esprit des anciens, perdus dans la tempête ou dans le silence de se retrouver eux-mêmes, dans un monde qui a changé, pour le partager avec des mélodies venues d'ailleurs et si présentes, pourtant, car elle racontent...la vie !

 

Pour les concerts en Aveyron, seule une petite partie de la chorale présentera le répertoire fait de joies, émotions et désarroi pour que l'envie de vivre soit plus forte que les temps difficiles...

 

Une mémoire à transmettre, celle du peuple qui a failli se taire...